Sur la colline Nyagatovu, dans la zone Bukuba en commune de Kirundo, GLID a mené une activité d’éveil de conscience destinée aux bénéficiaires directs et indirects du programme Terintambwe mw’isi Itotahaye en date du 22 juillet 2026. Cette activité visait à sensibiliser les participants sur la santé sexuelle et le fonctionnement des appareils reproductifs humains, pour mieux comprendre les changements physiques et émotionnels que vivent leurs enfants, surtout à la puberté.
La bonne santé est un bien-être complet, qui inclut la santé physique, mentale et émotionnels, et qui ne se résume pas à l’absence de maladie ou d’infirmité.
De là, les échanges se tournent vers l’éducation sexuelle des jeunes, avec un accent particulier sur la prévention des grossesses non désirées, l’avortement, les infections sexuellement transmissibles et les violences sexuelles. Les témoignages partagés par les participants nourrissent la discussion et mettent en lumière l’importance du dialogue entre parents et enfants. « Chez les jeunes, les grossesses non désirés sont minimisées car l’administrations s’implique pour condamner rigoureusement les auteurs »,information partagé par Bizimana Jonas ,bénéficiaire direct du projet Green graduation de la colline Nyagatovu.
NABASAGO Spéciose participante à la séance explique qu’elle a peur d’aborder la santé sexuelle avec sa fille, tant le sujet reste tabou dans son foyer. Elle nous confie :« Je garde l’enfant de ma fille qu’elle a eu lorsqu’elle était travailleuse de ménage à Bujumbura. Je ne lui ai jamais parlé de la gestion de son comportement sexuel et elle a fini par avoir une grossesse non désirée. Je comprends finalement que le dialogue est nécessaire avec nos jeunes filles. »
Parmi les piliers de la santé sexuelle et de la reproduction (SSR) présentés aux participants, celui de la consultation prénatale suscite un débat vif chez les hommes. Certains estiment que ça ne se fait pas culturellement d’accompagner leur femme, d’autres jugent au contraire que c’est normal d’être présent à ses côtés.
Nkurunziza, bénéficiaire direct du projet, tranche en partageant son expérience : « C’est très nécessaire d’accompagner ta femme à la consultation prénatale ; à la première grossesse, j’avais accompagné ma femme, quand l’infirmier lui a demandé où est son mari, c’est une question qui ne manque jamais, elle est venue à l’extérieur pour m’appeler. On nous a donné ensemble des conseils pour un bon suivi de la santé de la mère et de l’enfant, nous sommes rentrées avec fierté. »
Le manque de dialogue au sein du couple fait aussi partie des sujets abordés. Gervais, bénéficiaire indirect du programme, décrit un engrenage fréquent :« Quand l’homme rentre dans son ménage, il arrive que la femme lui refuse un rapport sexuel ; cependant, une, deux fois, l’homme peut aller chercher ailleurs un partenaire. Ce qui arrive souvent, l’insatisfaction sexuelle ou économique entraîne la plupart des couples à s’adonner à la sexualité non responsable. »
Les participants acceptent d’intégrer davantage le dialogue au sein de leur couple, dans l’optique de relations sexuelles saines et d’une bonne santé pour tous les membres du ménage.
le programme Terintambwe mw’isi itotahaye est financé par Irish aid à travers Concern Worldwide Burundi.