« La vraie force n’est pas dans la violence »

Dans le cadre du Projet « Terintambwe mw’Isi Itotahaye », GLID a organisé un groupe de parole à l’endroit des hommes des collines Nyarurinzi, Remera et Buhayira de la Commune Bukinanyana, bénéficiaires du programme dans leur ménage se caractérisent des différentes formes de violences. Cette séance visait à échanger sur la masculinité positive par une démarche psychothérapeutique afin de les aider à restaurer et renforcer les compétences psychosociales liées à leur rôle : celui de garants de familles stables, respectueuses et épanouies. Le partage d’expériences a permis à plusieurs participants encore prisonniers d’une mentalité violente d’amorcer un véritable changement. Assumer sa responsabilité, sans excuses. « Avant de venir ici, je trouvais toujours des excuses à mes actes : le comportement de mon épouse, ou les difficultés financières. En écoutant les autres, j’ai compris que rien ne justifie que je lève la main sur la mère de mes enfants. J’ai pris conscience des blessures profondes que j’infligeais à mon foyer. » raconte N.G de la colline Buhayira. « J’ai grandi en apprenant qu’un homme ne doit jamais montrer sa faiblesse et que sa parole doit faire trembler la maison. Quand les choses ne marchaient pas, je projetais ma frustration et ma colère sur ma femme par des coups. Cette séance m’a ouvert les yeux : la vraie force d’un homme ne réside pas dans la violence, mais dans sa capacité à maîtriser ses émotions et à dialoguer. Aujourd’hui, je repars avec la conviction que je peux être le pilier de ma famille sans utiliser la peur. » témoigne N.V, colline Nyarurinzi. H.N comprenne que l’écoute prime pour que son ménage soit un espace de développement et de paix pour mes enfants. Ces témoignages illustrent la puissance des groupes de parole comme outil de transformation en écoutant le quotidien des autres en donnant aux hommes un espace pour déconstruire les normes qui associent virilité et domination Signalons que GLID travaille en consortium avec Concern Worldwide Burundi et Capad pour mettre en œuvre le programme Green Graduation/ Terintambwe mw’Isi Itotahaye dans les communes Bukinanyana, Bubanza et Kirundo.
Terintambwe mw’isi itotahaye : Le dialogue brise le tabou de la santé sexuelle en famille

Sur la colline Nyagatovu, dans la zone Bukuba en commune de Kirundo, GLID a mené une activité d’éveil de conscience destinée aux bénéficiaires directs et indirects du programme Terintambwe mw’isi Itotahaye en date du 22 juillet 2026. Cette activité visait à sensibiliser les participants sur la santé sexuelle et le fonctionnement des appareils reproductifs humains, pour mieux comprendre les changements physiques et émotionnels que vivent leurs enfants, surtout à la puberté. La bonne santé est un bien-être complet, qui inclut la santé physique, mentale et émotionnels, et qui ne se résume pas à l’absence de maladie ou d’infirmité. De là, les échanges se tournent vers l’éducation sexuelle des jeunes, avec un accent particulier sur la prévention des grossesses non désirées, l’avortement, les infections sexuellement transmissibles et les violences sexuelles. Les témoignages partagés par les participants nourrissent la discussion et mettent en lumière l’importance du dialogue entre parents et enfants. « Chez les jeunes, les grossesses non désirés sont minimisées car l’administrations s’implique pour condamner rigoureusement les auteurs »,information partagé par Bizimana Jonas ,bénéficiaire direct du projet Green graduation de la colline Nyagatovu. NABASAGO Spéciose participante à la séance explique qu’elle a peur d’aborder la santé sexuelle avec sa fille, tant le sujet reste tabou dans son foyer. Elle nous confie :« Je garde l’enfant de ma fille qu’elle a eu lorsqu’elle était travailleuse de ménage à Bujumbura. Je ne lui ai jamais parlé de la gestion de son comportement sexuel et elle a fini par avoir une grossesse non désirée. Je comprends finalement que le dialogue est nécessaire avec nos jeunes filles. » Parmi les piliers de la santé sexuelle et de la reproduction (SSR) présentés aux participants, celui de la consultation prénatale suscite un débat vif chez les hommes. Certains estiment que ça ne se fait pas culturellement d’accompagner leur femme, d’autres jugent au contraire que c’est normal d’être présent à ses côtés. Nkurunziza, bénéficiaire direct du projet, tranche en partageant son expérience : « C’est très nécessaire d’accompagner ta femme à la consultation prénatale ; à la première grossesse, j’avais accompagné ma femme, quand l’infirmier lui a demandé où est son mari, c’est une question qui ne manque jamais, elle est venue à l’extérieur pour m’appeler. On nous a donné ensemble des conseils pour un bon suivi de la santé de la mère et de l’enfant, nous sommes rentrées avec fierté. » Le manque de dialogue au sein du couple fait aussi partie des sujets abordés. Gervais, bénéficiaire indirect du programme, décrit un engrenage fréquent :« Quand l’homme rentre dans son ménage, il arrive que la femme lui refuse un rapport sexuel ; cependant, une, deux fois, l’homme peut aller chercher ailleurs un partenaire. Ce qui arrive souvent, l’insatisfaction sexuelle ou économique entraîne la plupart des couples à s’adonner à la sexualité non responsable. » Les participants acceptent d’intégrer davantage le dialogue au sein de leur couple, dans l’optique de relations sexuelles saines et d’une bonne santé pour tous les membres du ménage. le programme Terintambwe mw’isi itotahaye est financé par Irish aid à travers Concern Worldwide Burundi.
Renforcement des capacités des OCB

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet « TUJANE MW’ITERAMBERE » financé par Enabel, GLID et Concern Worldwide, organisent des séances de renforcement des capacités à l’endroit des Organisations Communautaires de Base (OCB) dans les communes de Busoni et Kirundo, du 25 au 29 mai 2026. Cette formation vise à renforcer les compétences des membres des OCB sur les thématiques genre, notamment en matière de genre transformatif, gouvernance inclusive, éducation financière et entrepreneuriat. Lors du lancement de cette formation, les délégués des administrateurs des deux communes ont salué cette initiative, ont insisté sur l’importance de la participation active des femmes, des jeunes et des hommes dans l’ensemble des activités du développement afin de garantir un changement durable au sein des communautés et ont exhorté aux participant de suivre avec intérêt cette formation afin qu’elle puisse contribuer durablement au sein de leurs OCB respectives. « Au début de ce cours, je confondais les concepts de genre et de sexe, croyant que ces sont des cocepts qui concernent uniquement les femmes. Maintenant, je réalise que le genre concerne les relations entre les hommes et les femmes, le rôle d’une personne dans le contexte où elle vit, et comment tout le monde devrait avoir les mêmes opportunités. » Agathe Nizigiyimana, membre de l’Association Dushigikirane de la zone Mugendo explique l’importance d’avoir participé à cette formation. « J’ai aussi appris qu’il existe des stéréotypes et des préjugés que nous considérons souvent comme normaux et qui pourraient être la source des violences basés sur le genre. Cet apprentissage a été très enrichissant et m’aidera à sensibiliser les membres de mon association et ceux de mon quartier. » ajoute-t-elle. Une attention particulière sera accordée à la promotion de la masculinité positive et aux approches transformatrices du genre, afin de renforcer l’engagement des OCB dans la lutte contre les discriminations et les violences faites aux femmes et aux filles. 102 membres de 34 OCB ciblées participent à cette formation dans les communes Kirundo et Busoni. Le projet intervient dans les communes de Bukinanyana, Cibitoke, Mugina, Kirundo et Busoni.
Powered by women: Renforcement des capacités des structures communautaires dans la commune de Kayanza

Plénière des travaux de groupe par structure pour élaboration du plan d’action des piliers NN.
Les Centres Tuyage: moteurs de la cohésion sociale et de la résilience communautaire

Dans les zones d’intervention du programme Green Graduation »Terintambwe Mw’Isi Itotatahaye » à Kirundo (Vumbi), des centres Tuyage « Ikigo Tuyage » ont été construit en collaboration avec l’administration communale qui a disponibilisé des terrains. Ces centres s’imposent comme des lieux de convergence des bénéficiaires des cohortes 1 et 2 pour le renforcement de la cohésion sociale et de pérennisation des acquis dudit projet. Au départ, les centres Tuyage étaient construits pour que les membres des VESA, du FORA et autres structures mises en place par le projet puissent les utiliser pour appropriation et durabilités des acquis. Des rassemblements qui reflètent le caractère d’appui à la protection sociale et à la satisfaction des besoins de base y sont effectués y compris l’écoute pour référencement des cas nécessitant la prise en charge psychosociale. Un des impacts de cette synergie est que présentement ces centres Tuyage transcendent leur mission initiale pour devenir des actifs précieux au service du développement et de la résilience de toute la population locale. Au-delà d’être des points de rencontre de ces bénéficiaires, ces infrastructures constituent de véritables pôles de référence, rassemblant tant les bénéficiaires directs du programme que l’ensemble des membres de la communauté environnante. Ils servent d’espaces de rassemblement stratégiques pour la gestion des urgences humanitaires et l’entraide sociale. Kwizerimana Alice, habitant de la colline de Kigobe, dans la commune de Kirundo, met en avant l’importance des centres de Tuyage construits sur leur colline :« Notre chef de colline nous a invités à nous rencontrer à ce centre pour inventorier le nombre de ménages touchés après que la grêle a endommagé nos champs. Les bénéficiaires ne nous empêchent pas d’utiliser ce centre pour les intérêts de notre communauté. » Les centres Tuyage sont installés sur les collines de Kigobe, Cendajuru, Kabuye, Nyabikenke, Mutoyi, Gashingwa et Gahe de l’ancienne commune Vumbi. Retenons que la structure des Fora collinaires dont le nombre de mebres varie de 6 à 10 est composée par des décideurs et détenteurs de pouvoirs au niveau collinaire.
Clôture de16 jours d’activisme de lutte contre les violences numériques faites aux femmes et aux filles

La Commune Kirundo procède, ce mercredi 17 décembre 2025, à la clôture de 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux filles, organisée au stade de Bushaza. Un défilé des différentes organisations œuvrant pour la lutte contre les violences basées sur le genre et des groupes communautaires marque les cérémonies. Pendant le défilé, les Ecoles des Maris (EDM) et les Volontaires Communautaires (VC) femmes de la colline Gahe, colline d’intervention du programme Green Graduation, ont représenté les autres bénéficiaires du programme. L’animateur a demandé aux groupes des EDM de s’arrêter devant la tribune afin de voir leurs écrits sur flip qui présentent cette approche innovante, centrée sur l’implication des hommes dans la lutte contre les violences basées sur le genre. « Impliquer les hommes dans le changement de comportement est la clé pour mettre fin durablement aux violences. », l’a souligné le modulateur. Soulignons que les EDM est une structure de GLID mise en place dans les zones d’interventions du programme Green Graduation pourque leurs membres sensibilisent les autres hommes dans leurs communautés. Dans son discours, Mbanzabugabo Pierre Claver, chargé du Genre au niveau communal salue la nouvelle stratégie de conscientisation et d’engagement des hommes sur le rôle central des hommes dans la prévention des violences : « Les violences basées sur le genre ne peuvent pas être éradiquées sans la participation active des hommes. ». Pierre Claver souligne que lesviolences numériques constituent une réalité préoccupante en Commune Kirundo, citant notamment la traite des personnes facilitée par la communication numérique, en particulier vers Oman, l’exposition de personnes nues sur les réseaux sociaux, la vente et la commission des photos de filles et de femmes à l’étranger via les plateformes numériques, ainsi que l’exploitation des enfants de moins de 18 ans comme travailleurs domestiques, pratiques largement organisées à travers les téléphones mobiles. Dans son discours, Niyonkuru Béatrice, qui représente le Forum des Femmes à Kirundo, dénonce avec fermeté l’impunité persistante dont bénéficient certains auteurs de violences, allant parfois jusqu’au meurtre : « Il est inadmissible que des hommes commettent des violences jusqu’à tuer leurs épouses et restent impunis. La justice doit jouer pleinement son rôle. ». Elle lance un appel à l’administration et aux services judiciaires afin qu’ils s’impliquent davantage dans la poursuite et la sanction des auteurs de violences basées sur le genre. Elle a également exhorté l’administration à renforcer la collaboration avec les services de santé, afin de faciliter l’accès aux soins pour les survivantes : « Exiger une caution de 50 000 FBu pour les soins d’urgence décourage non seulement les survivantes, mais aussi les voisins qui tentent de leur porter secours. » Prenant la parole à son tour, Nsabirabandi Joseph, Conseiller socio-économique de l’Administrateur communal de Kirundo remercie les acteurs impliqués dans la prévention et la lutte contre les violences basées sur le genre. « Grâce à la conscientisation, les ménages, et surtout les hommes, changent progressivement de comportements. Continuez sur cette voie. ». Joseph appelle la population à briser le silence, à dénoncer les violences et les auteurs, et à assurer le référencement des survivantes vers les services compétents. Le conseiller socio-économique réaffirme que la stratégie d’engagement des hommes à travers la sensibilisation par les pairs, telle que promue par le modèle genre transformatif, un des approches utilisées pour le programme Green Graduation, demeure l’une des approches les plus efficaces pour prévenir et réduire les violences basées sur le genre. La sensibilisation sur la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles confirme l’importance de l’action collective, de la responsabilisation des hommes et de la collaboration multisectorielle pour bâtir des communautés plus sûres et équitables.
Formation des EDM (Écoles des maris) pour un avenir nutritionnel durable

Du 2 au 3 juillet, GLID a organisé une formation sur l’approche ANJE (Alimentation du Nourrisson et du Jeune Enfant) à l’intention de 90 membres des EDM ainsi que 3 agents de santé communautaires. Les séances de formation se sont tenues au chef-lieu des communes de Vumbi, Cibitoke et Bubanza. L’initiative vise à renforcer l’engagement des hommes dans la promotion de la santé maternelle et infantile pour la mise en œuvre du programme Green Graduation. Implication des hommes : un levier stratégique pour améliorer la nutrition L’objectif principal de cette formation était d’encourager les hommes à jouer un rôle actif dans l’alimentation des nourrissons et des jeunes enfants, en veillant à la disponibilité des ressources et des moyens nécessaires au sein des ménages. Par leur engagement, les membres des Écoles des maris sont appelés à devenir des agents de changement, capables de promouvoir les bonnes pratiques nutritionnelles au niveau communautaire, et de soutenir les femmes pendant la grossesse, l’allaitement et les 1000jours de vie des enfants. Durant deux jours, les participants ont échangé autour des thèmes clés de l’approche ANJE : l’allaitement maternel, la diversification alimentaire, l’hygiène et la sécurité nutritionnelle, le rôle du père dans le suivi et l’accompagnement des soins nutritionnels. Une mobilisation à renforcer et à pérenniser Les échanges ont été marqués par une forte motivation et une prise de conscience collective quant à l’importance de l’implication de l’homme dans l’amélioration des conditions de santé familiale. « J’ignorais d’accompagner ma femme pendant le suivi de ses 4 grossesses. Comme ma femme vient d’accoucher, je vais l’accompagner durant tous les processus de vaccination de notre bébé », a témoigné Elyse Nduwimana de la colline Zina de la Commune Bubanza. Cette formation constitue une étape clé dans la stratégie locale de lutte contre la malnutrition, en plaçant les hommes au centre des actions de prévention. Les membres des EDM formés sont désormais outillés pour sensibiliser les autres membres de leurs communautés, promouvoir des pratiques nutritionnelles adaptées, et appuyer les efforts des structures de santé de proximité.
Renforcement des capacités du personnel de GLID sur la politique PEHAS

Du 07 au 10 mai 2025, Great Lakes Inkingi Development (GLID) a organisé un atelier de renforcement des capacités de son personnel autour de la politique de Protection contre l’Exploitation, le Harcèlement et les Abus Sexuels (PEHAS). Cette formation de quatre jours vise à consolider les connaissances et les compétences des équipes de GLID sur les enjeux de protection contre les violences sexuelles et basées sur le genre (VSBG), et à promouvoir l’intégration de la politique PEHAS comme pilier transversal dans toutes les interventions et prestations de service de l’organisation. Cet atelier s’inscrit dans une démarche proactive de GLID visant à créer un environnement de travail sûr, respectueux et engagé, tant pour son personnel que pour les communautés bénéficiaires et les partenaires impliqués. En renforçant les capacités de ses équipes, GLID entend prévenir tout risque d’exploitation, de harcèlement ou d’abus, tout en consolidant une culture organisationnelle fondée sur le respect des droits humains, la redevabilité et l’éthique. L’initiative vise également à renforcer les politiques internes de GLID, notamment en ce qui concerne le code de conduite, afin d’assurer une meilleure prévention et une gestion adéquate des cas potentiels d’abus, de harcèlement, ou d’exploitation. À travers ce processus, l’organisation souhaite garantir que chaque membre de son personnel soit pleinement conscient de ses responsabilités individuelles et collectives en matière de protection. L’approche choisie pour cette formation est participative et inclusive, mettant l’accent sur des cas pratiques, des échanges d’expériences, ainsi que sur des mécanismes de signalement et de prise en charge. L’objectif est de permettre à chaque participant de mieux comprendre les enjeux de la politique PEHAS, tout en développant des outils concrets pour intégrer ces principes dans les activités quotidiennes de mise en œuvre des projets. En tant que membre actif du sous-groupe sectoriel national contre les VSBG, GLID réaffirme à travers cet atelier sa volonté de bâtir une organisation responsable, inclusive et exemplaire. Cette position traduit un engagement profond à contribuer à la lutte contre les VSBG dans toutes les zones d’intervention, et à collaborer de manière étroite avec les acteurs du secteur humanitaire et du développement pour assurer la dignité, la sécurité et le respect de toutes les personnes. Cette formation s’inscrit dans une dynamique de transformation positive et durable, où les principes de protection deviennent non seulement des obligations, mais surtout des valeurs fondamentales intégrées à la culture organisationnelle de GLID. Ainsi, l’organisation poursuit son ambition de devenir un modèle en matière de prévention et de réponse aux abus, au service d’un développement équitable, éthique et respectueux des droits humains.
Atelier d’orientation des ADCs, administratifs et autres personnes clés sur l’approche genre transformatif et PSS
Les participants discutent en groupe des différents types de conflits identifiés dans la communauté. Du 16 au 17 octobre 2024, GLID a organisé des sessions d’orientation destinées aux Agents de Développement Communautaires, chefs de collines, administrateurs communaux et les DPDFS (Directeurs Provinciaux du développement Familial et Social) sur l’approche genre et les techniques d’intégration psychosociale (PSS), aux chefs-lieux des provinces de Cibitoke, Bubanza et Kirundo dans le programme Green Graduation. Pendant ces séances, les acteurs locaux ont été encouragés à identifier les conflits sociaux, en particulier les violences basées sur le genre et les troubles du comportement présents dans leurs sociétés. L’objectif est de comprendre les causes profondes et les conséquences de ces conflits afin de mettre en place des mécanismes de résolution efficaces et durables. Cette démarche vise non seulement à atténuer les tensions, mais aussi à promouvoir un environnement social plus sain et inclusif. Les participants ont souligné que la mauvaise gestion des biens familiaux, l’infidélité et les violences conjugales sont des sources des conflits fréquents au sein de la communauté. Les parties prenantes se sont engagées à accompagner les bénéficiaires en fournissant des informations et des orientations adaptées aux cas identifiés, tout en agissant pour un changement significatif et un développement durable. Ces sessions d’orientation sur l’approche genre et PSS ont réuni 70 acteurs clés de la zone Buhayira et Ngoma (commune Murwi en province Cibitoke), ceux de la zone Bukuba (commune Vumbi en province Kirundo) ainsi que d’autres venant de la zone Buvyuko (commune et province de Bubanza), qui s’inscrivent dans le cadre du projet Terintambwe Mw’Isi Itotahaye: programme Green Graduation, financé par Concern Worldwide. Ce programme vise à renforcer les capacités des communautés, à faire face aux défis environnementaux tout en favorisant l’égalité de genre et le bien-être psychosocial des individus. Grâce à ces initiatives, GLID aspire à créer un impact positif sur la vie des bénéficiaires et promouvoir un avenir où le développement durable et l’égalité sont au cœur des préoccupations communautaires.
Atelier de présentation des résultats d’enquête menée auprès des couples à problèmes accompagnés par GLID

Concern Worldwide a organisé une séance de présentation des résultats d’une évaluation rétrospective de l’atelier des couples en conflit ce lundi le 07 octobre 2024. C’est une des activités réalisées dans le cadre de l’approche « genre transformatif » dans l’accompagnement des couples identifiés à problèmes. Cette approche contribue à briser les barrières socio-culturelles qui consacrent le phénomène de « dominant-dominé » dans les couples en termes de prise de décision consensuelle et développement projets entrepreneuriaux pour le bien-être de leur famille L’équipe des consultants de psychologues de la maison CERRCO-Bi, a pu s’entretenir avec un échantillon de 17 couples ayant vécu le processus de changement de comportement dans le cadre du précédent programme Graduation clôturé il y a bientôt une année dans les provinces de Cibitoke, Bubanza et Kirundo. Sur cinq principales sources de conflit identifiés dans les relations conjugales avant la participation au projet : la consommation de la bière, l’infidélité, la vente des biens du ménage, le manque de communication et le manque de respect suite à la pauvreté ; les chercheurs ont constaté que les deux premières sont des sources majeures des conflits et des violences sexuelles et basées sur le genre (VSBG) et qu’heureusement 15 couples sur 17 sont parvenus à les transcender toutes. Comme le témoignent les autorités administratives locales et les voisins qui ont régulièrement observé le voyage transformatif que ces couples ont traversé, des changements significatifs sont perceptibles dans la communauté et nombreux sont devenus de bons modèles à suivre dans l’auto développement et la vie en harmonie. De la conclusion issue des résultats de l’enquête, il est clair que le cocktail d’approches sur le genre transformatif utilisé par GLID a un impact très positif. Les indices d’appropriation et de pérennisation des acquis sont une raison de plus pour continuer à l’utiliser dans sa zone d’action et en particulier dans le programme Green Graduation-TERINTAMBWE Mw’Isi Itotahaye actuellement mis en œuvre dans les trois provinces ci-haut.